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Le cadre réglementaire du photovoltaïque

Dans le cadre de sa politique énergétique et environnementale, l’Etat français a choisi de soutenir le développement du solaire photovoltaïque. Fin 2016, le solaire photovoltaïque représentait déjà une puissance de 7,1 GW en France. La programmation pluriannuelle de l’énergie avait alors publié le 2 novembre 2016 a fixé un objectif pour 2018 de 10,2 GW et une fourchette pour 2023 où la capacité solaire devra être comprise entre 18,2 et 20,2 GW.

Le dispositif de soutien fait appel à deux mécanismes distincts suivant la puissance des installations :

Toute installation photovoltaïque implantée sur bâtiment dont la puissance installée est inférieure à 500 kWc est éligible à l’obligation d’achat (arrêté du 6 octobre 2021 fixant les conditions d’achat pour la filière photovoltaïque). 

Dans ce cadre, la vente s’effectue via un contrat d’achat d’une durée de 20 ans. Les tarifs d’achat différent selon la puissance des installations et selon l’usage de la production électrique :

  • Vente de la totalité : le prix d’achat est garanti sur la durée du contrat. Il est fixe à 80% et 20% de sa valeur évoluent selon deux indices : coût horaire du travail dans le secteur de l’énergie et prix à la production dans l’industrie.

  • Autoconsommation avec injection du surplus non consommé dans le réseau ENEDIS : 

    • Si l’installation fait moins de 100 kWc, une prime à l’investissement proportionnelle à la puissance de l’installation est versée dés la 1ère année de fonctionnement des panneaux pour les installations de moins de 9 kWc. Pour les installations de plus de 9 kWc, cette prime est versée sur les 5 premières années de fonctionnement des panneaux : 80% de la prime la 1ère année puis 5% de la prime les 4 années suivantes.

    • Le “surplus”, c’est à dire l’électricité produite non consommée par le producteur et injectée sur le réseau, est vendu à un prix fixe sur toute la durée du contrat.

 

Importance du calendrier tarifaire :

Les tarifs d’achat sont ajustés chaque trimestre en fonction des demandes de raccordement déposées au cours des trimestres précédents. En théorie, ils suivent une trajectoire de baisse régulière, au fur et à mesure que le prix des équipements photovoltaïques diminue. Toutefois, au vu des évènements géopolitiques et sanitaires des années 2020 à 2022, la trajectoire des tarifs d’achat a eu tendance à s’inverser.

Attention ! Si l’on parle couramment de “trimestres”, il ne s’agit pas de trimestres calendaires. En réalité les tarifs d’achat s’appliquent avec un mois de décalage. Plus simplement : l’année “tarifaire” commence au 1er février et se termine au 31 janvier. Ainsi, le 1er trimestre de 2023 commence donc le 1er février 2023.

En revanche, pour une installation donnée, une fois que le tarif est figé, il l’est pour toute la durée du contrat. La date qui marque la fixation du tarif est celle où la demande de raccordement au réseau est enregistrée comme complète. En théorie, plus cette demande est réalisée tôt, meilleur est le tarif. En pratique, il convient de suivre les recommandations de votre chargé(e) d’affaires Terre Solaire, qui maîtrise parfaitement les tendances des tarifs d’achats.

 

Au 2e Trimestre 2026 – du 1er avril 2026 au 1er juillet 2026

Puissance de l'installation photovoltaïque
Tarifs réglementés - 2e trimestre 2026

≤ 3 kWc

Non éligible

≤ 9 kWc

Non éligible

 

≤ 36 kWc

0,0805 € / kWh

 

≤ 100 kWc

0,07 € / kWh

 

≤ 500 kWc

Tarif soumis à un appel d'offre simplifié
Lire notre article

> 500 kWc

Tarif soumis à un appel d'offre CRE
Lire notre article

À noter : depuis mars 2025, une caution de 10 000 € est exigée pour tout projet photovoltaïque de plus de 100 kWc, en application de l’arrêté tarifaire S21. Elle est de 30 €/kWc sur les AO CRE.

Au 2e trimestre 2026 – du 1er avril 2026 au 1er juillet 2026 – Tarifs d’achat de la vente du surplus en autoconsommation : 

Puissance de l'installation photovoltaïque
Tarifs réglementés - 2e trimestre 2026
Prime à l'investissement

P ≤ 9 kWc

0,04 € / kWh

 

70 € / kWc

P ≤ 36 kWc

0,0473 € / kWh

 

140 € / kWc

P ≤ 100 kWc

0,0473 € / kWh

 

60 € / kWc

100 kWc ≤ P ≤ 500 kWc

Tarif soumis à
un appel d'offre simplifié
Lire notre article

Non éligible

P > 500 kWc

Tarif soumis à
un appel d'offre CRE
Lire notre article

Non éligible

À noter : 
Depuis mars 2025, une caution de 10 000 € est exigée pour tout projet photovoltaïque de plus de entre 100 et 500 kWc. Elle est de 30 €/kWc sur les AO CRE.

Guichet ouvert photovoltaïque à 500 kWc : des changements annoncés officiellement

Le 1er Octobre 2020, le Ministère de la Transition Ecologique annonçait le rehaussement du seuil du guichet ouvert photovoltaïque à 500 kWc.

Cela ne repoussera pas votre projet ! Bien au contraire !

En effet, le tarif obtenu en Appel d’offres reste toujours très compétitif (voir plus qu’un tarif réglementé !) et Terre Solaire s’occupe pour vous de la partie administrative et de la fixation du tarif d’achat. Soit, une belle opportunité à saisir sans l’ombre d’une charge administrative à subir ! Pourquoi attendre ?

Si néanmoins vous souhaitez vous documenter dans l’attente d’une date d’entrée en vigueur, vous pouvez consulter notre article : “Guichet ouvert photovoltaïque à 500 kWc : tout savoir sur la hausse du seuil !”

 

Appel d’offres sur bâtiment à partir de 500 kWc

Le cahier des charges de l’appel d’offres sur bâtiments entre 100 kWc et 8 MWc a été publié le 9 septembre 2016. Depuis, le rehaussement du guichet ouvert jusqu’à 500 kWc, les seuils se sont adaptés.   

Les installations inférieures à 500 kWc peuvent bénéficier d’un contrat d’achat. Les systèmes sur bâtiments, serres et hangars agricoles et ombrières de parking sont éligibles.

Les installations de 500 kWc à 8 MWc, peuvent bénéficier d’un contrat de complément de rémunération. Les systèmes sur ombrières de parking ne sont pas éligibles et doivent candidater à l’appel d’offres au sol.

 

Besoin de conseil ? Ça tombe bien, on est là pour ça !

Tous au solaire

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