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Tarif appel d’offres simplifié CRE photovoltaïque 2026

Article mis à jour le 01/06/2026 : le cahier des charges de la 2e période d’Appel d’Offre Simplifié photovoltaïque est sorti, le dossier devra être déposé entre le 20 et le 31 juillet 2026.

le tarif moyen du dernier Appel d’Offres Simplifié (AOS) photovoltaïque en 2025 était de 88,73 €/MWh. Notre simulateur WattNext a été mis à jour.

Au-delà de 500 kWc, votre projet relève d’un appel d’offres CRE.
Voir l’article dédié aux appels d’offres CRE photovoltaïques

Notre article est dense : allez directement à la partie qui vous intéresse :

Dans un appel d’offre CRE photovoltaïque, le prix de rachat de l’électricité n’est pas fixé par la Commission de régulation de l’énergie : c’est vous qui le proposez. Et c’est justement le principe fondamental de ces appels d’offres : seuls les projets les plus compétitifs économiquement sont retenus.
Ce tarif doit rester viable pour votre projet. Il doit couvrir les coûts réels d’installation et d’exploitation de la centrale, tout en assurant une rentabilité suffisante sur 20 ans. Or, entre le moment où vous déposez votre candidature et la mise en service de l’installation, de nombreux paramètres peuvent évoluer : prix des panneaux solaires, coûts de construction, taux d’intérêt, etc.
C’est pourquoi répondre à un AO CRE demande une expertise technique et financière solide, une bonne anticipation des aléas du marché, et une connaissance précise des pièces à fournir, Terre Solaire monte des dossiers photovoltaïque depuis plus de 15 ans, on vous explique tout.

couverture du cahier des charges de l'appel d'offres simplifié photovoltaïque du 07 aout 2025

Article mis à jour du cahier des charges publié le 29 mai 2026, Le cahier des charges est disponible sur le site de la CRE.

Qu’est-ce que l'appel d’offre simplifié CRE ?

Un appel d’offre CRE  (appelées aussi AO CRE) est un mécanisme de sélection mis en place par la Commission de régulation de l’énergie pour encadrer l’attribution de contrat de complément de rémunération sur 20 ans (pour simplifier : Contrat d’achat d’électricité, nous reviendrons sur ce terme) pour les installations de moyenne et grande puissance (supérieures à 100kWc).

Qui est concerné par les appels d'offre simplifé CRE photovoltaïque 100-500 ?

Toute installation photovoltaïque en toiture, sol, serrer et ombrière entre 100 et 500 kWc souhaitant injecter tout ou partiellement sa production sur le réseau devra candidater dans le cadre d’un appel d’offre simplifié CRE (dit PPE2).

Comment seront sélectionnés les projets dans le cadre de l'AOS CRE 100-500 ?

Dans le cadre de l’appel d’offres simplifié CRE 100-500 kWc, les projets ne sont pas retenus automatiquement : ils sont mis en concurrence. Chaque candidat propose un prix de référence, exprimé en €/MWh, qui servira de base au complément de rémunération si le projet est lauréat.

Les dossiers complets et admissibles sont ensuite classés selon le prix proposé : les offres les moins chères sont donc prioritaires. En cas d’égalité entre plusieurs projets, la CRE départage les dossiers selon l’ordre de dépôt sur la plateforme, puis, si nécessaire, selon la puissance de l’installation, en privilégiant les projets les plus puissants.

Pour la deuxième période de l’AOS CRE 100-500, le volume appelé est de 288 MWc et le prix plafond reste fixé à 95 €/MWh. Une offre proposant un prix supérieur à ce plafond est éliminée.

Le prix n’est toutefois pas le seul sujet à anticiper. Avant d’être classé, un projet doit respecter l’ensemble des conditions d’admissibilité prévues par le cahier des charges :

  • Puissance comprise entre 100 et 500 kWc en tenant compte des règles de site,
  • Autorisation d’urbanisme en cours de validité
  • Installation nouvelle
  • Evaluation carbone simplifiée inférieure ou égale à 740 kgCO₂/kWc,
  • Nouveauté 2026 : Respect des nouvelles exigences de résilience de l’approvisionnement.

Un fonctionnement par périodes de candidature

Ce fonctionnement par “vagues” impose une anticipation rigoureuse, des délais parfoit importants étant nécessaires pour obtenir la clé de signature électronique et les pièces justificatives (autorisation d’urbanisme, habilitation à signer l’offre, mandat éventuel, garantie financière, etc.). Il faut par exemple compter un délai minimum d’un mois pour obtenir la garantie financière, qu’elle soit fournie par une banque par une consignation auprès de la Caisse des Dépôts.

Tarifs des précédents appels d'offres simplifiés CRE

Période
Date de clôture
Prix moyen pondéré (€/MWh)
Puissance appelée (MW)
Puissance retenue (MW)

2

31/07//26

288

1

02/10/25

88,73

192

43,5

Tarifs des derniers appel d'offre CRE sup. 500 kWc

Période
Date de clôture
Prix moyen pondéré (€/MWh) des lauréats
Puissance appelée (MW)
Puissance retenue (MW)

11

21/07/25

96,48

300

300,85

10

28/03/25

97,53

400

191,16

9

06/12/24

98,20

400

220,31

8

06/09/24

99,95

300

253,30

7

01/06/24

100,74

400

362,19

6

01/12/23

102,10

400

362,19

5

15/06/23

101,24

800

362,19

Qu’est-ce que le complément de rémunération solaire ?

Le complément de rémunération est une prime versée par l’EDF OA aux producteurs d’électricité photovoltaïque sélectionnés par appel d’offres. Elle vient compléter les revenus issus de la vente de l’électricité sur le marché, si ceux-ci sont inférieurs au tarif de référence proposé dans votre dossier.

Elle est vendue sur le marché de l’électricité, via un agrégateur :

Le prix que vous indiquez dans votre candidature n’est donc pas un prix de vente fixe. Il sert de tarif de référence pour calculer le complément de rémunération :

  • Si le prix de marché est inférieur au tarif proposé → l’État vous verse la différence.
  • Si le prix de marché est supérieur → vous percevez un revenu plus élevé que prévu, mais vous devez rembourser la différence à EDF OA

Exemple concret du fonctionnement du complément de rémunuération

Le prix du marché à l’instant “t” est de 60€/MWh et que vous avez été retenu à 85€/MWh, l’état vous verse un complément de 25€/MWh.

Prix proposé lors de l’appel d’offre = prix du marché + complément de rémunération

Graphique calcul du complément de rémunération

Sur ce graphique l’Etat à travers le complément de rémunération a complété le prix marché (le MO) pour arriver au prix proposé lors de l’appel d’offre. Mais en décembre, le prix marché était plus élevé, donc le producteur a touché un tarif plus élevé que le tarif qu’il avait proposé à l’appel d’offre. La différence est donc reversé à EDF OA par le producteur. Source : Qu’est ce que le M0?

le prix proposé n’est pas le prix de référence que vous devez prendre en compte lors de vos caluls de rentabilité

À noter que la prime de gestion, versée dans d’anciens appels d’offres pour couvrir les frais administratifs, a désormais été supprimée.

Il faut donc intégrer ces coûts dans votre prix de vente, notamment ceux liés au contrat d’agrégation ou à la gestion des données.

De plus le plafond des 1600h et la gestion des prix négatifs, peut aussi réduire le prix que le producteur va toucher, par rapport au prix proposé.

Faites confiance à Terre Solaire pour évaluer le prix à proposer et vous faire une proposition financière adapté au prix que vous allez toucher. Nos modèles prennent en compte les particularités de l’Apel d’offre Simplifié. 

Les autres particularités de l'AOS 100-500kWc

Le plafond à 1600 heures de l'appel d'offre CRE

Dans le cadre de l’AOS 100-500 kWc, toute la production annuelle n’est pas forcément rémunérée au tarif de référence proposé lors de la candidature.

Pour la deuxième période de l’appel d’offres, la production prise en compte pour le calcul du complément de rémunération est plafonnée à :

  • 1 600 heures équivalent pleine puissance par an pour les installations photovoltaïques fixes ;
  • 2 200 heures équivalent pleine puissance par an pour les installations équipées de trackers.

Au-delà de ce plafond, le tarif de référence appliqué est fixé à 4 c€/kWh, soit 40 €/MWh, sans indexation.

Nouveaux critères de résilience

La deuxième période de l’AOS CRE 100-500 kWc introduit une nouvelle condition d’admissibilité : la résilience de l’approvisionnement. Concrètement, il ne suffit plus de respecter le seuil carbone de 740 kgCO₂/kWc. Le projet doit aussi démontrer que certains composants clés de l’installation photovoltaïque ne proviennent pas de l’État tiers à l’Union européenne dominant.

Le cahier des charges ne parle donc pas simplement de composants “européens”. Il impose plutôt une logique de diversification de la chaîne d’approvisionnement. Pour être admissible, l’installation doit respecter deux conditions principales :

  • le système photovoltaïque ne doit pas être assemblé dans l’État tiers à l’Union européenne dominant (dans les faits : hors Chine);
  • au moins 4 composants parmi les 8 listés par le cahier des charges doivent ne pas provenir de cet État tiers dominant.

Parmi ces 4 composants, trois sont obligatoires : les cellules photovoltaïques, les modules photovoltaïques et les onduleurs. Le quatrième composant peut notamment concerner le polysilicium, les lingots, les wafers, le verre solaire ou, le cas échéant, les trackers et leurs structures spécifiques.

Cette évolution change la préparation des projets. Le choix des équipements ne repose plus uniquement sur le prix, la performance ou le bilan carbone : il faut aussi vérifier l’origine des composants et anticiper les justificatifs nécessaires. Un projet compétitif sur le prix peut donc être écarté s’il ne respecte pas ces nouvelles exigences de résilience.

Exemple :
Pour une centrale de 400 kWc, le plafond correspond à 640 000 kWh/an. Toute production excédentaire sera rémunérée au tarif minoré.

Ce mécanisme incite à calibrer finement la production, et à éviter les projets surdimensionnés ou trop optimisés pour des rendements extrêmes.

Que se passe-t-il si les prix de l'électricité sont négatifs?

Le cahier des charges de l’AOS CRE 100-500 kWc prévoit un dispositif spécifique en cas de prix négatifs. En pratique, les heures de prix négatifs sont comptabilisées selon des critères précis liés au niveau du prix de marché, aux prix infra-journaliers, à l’injection ou non sur le réseau, et à l’éventuelle participation à une opération d’autoconsommation collective.

Lorsque le nombre d’heures de prix négatifs dépasse 15 heures sur une année civile, le complément de rémunération peut être augmenté d’une prime dite « prime prix négatifs ».

Cette prime vise à compenser partiellement les producteurs qui limitent ou arrêtent leur injection pendant certaines périodes de prix négatifs. Elle est calculée selon la formule suivante :

Prime prix négatifs = 0,5 × Pmax × T × nprime prix négatifs

Dans cette formule, Pmax correspond à la puissance installée de l’installation, T au prix de référence de l’électricité, et nprime prix négatifs au nombre d’heures ouvrant droit au versement de la prime, après déduction des 15 premières heures de prix négatifs.

SOLUTION

Suspension volontaire d’injection :

Il existe toutefois une stratégie pour éviter de subir les prix négatifs : le mécanisme de suspension volontaire d’injection. Le cahier des charges prévoit le versement d’une prime spécifique aux producteurs qui, lors de ces périodes, réduisent ou arrêtent volontairement leur injection sur le réseau (les volumes autoconsommés sont, dans certains cas, considérés comme injectés).

Ce dispositif nécessite :

  • une solution de pilotage dynamique (agrégateur ou superviseur capable d’arrêter l’injection à la demande),
  • une modélisation économique adaptée, car la trésorerie est impactée (versement différé, aléa de déclenchement, etc.).

Au-delà de 15 heures de prix négatifs, les producteurs peuvent recevoir une prime égale à 50% de leur tarif de référence à la place du complément de rémunération. 

La prime de non-production, versée une fois par an dans le cadre d’une facture de régularisation.

Conditions pour bénéficier de la prime de non-injection

Lorsque les prix spot peak sont strictement inférieurs à -10 c€/MWh, la prime suppose notamment que les prix infra-journaliers soient eux aussi strictement négatifs et que l’installation réduise très fortement son injection. La puissance moyenne injectée sur le réseau doit alors être inférieure à 1 % de la puissance de l’installation.

Lorsque les prix spot peak sont compris entre 0 et -10 c€/MWh, ou lorsqu’ils sont strictement négatifs avec au moins un prix infra-journalier positif, le cahier des charges prévoit aussi des conditions spécifiques. Dans ces cas, aucune production de l’installation ne doit être autoconsommée dans le cadre d’une opération d’autoconsommation collective.

Ne faites pas confiance à des amateurs
Terre Solaire contracte des appels d’offres
depuis plus de 15 ans

2 Hangars agricoles photovoltaïque bipente stockage de la paille

Un tarif d'achat photovoltaïque variable selon le volume alloué

Le tarif obtenu par les projets lauréats varie à chaque période, selon le volume MWc mis en concurrence et le nombre de candidats.

  • Si la compétition est forte, avec beaucoup de dossiers pour un volume limité, les prix retenus sont tirés vers le bas.
  • Si peu de projets se présentent, ou si le volume à allouer est élevé, les tarifs acceptés peuvent être plus hauts.

Cette logique de marché compétitif impose de positionner son prix ni trop haut (risque de rejet), ni trop bas (risque de projet non rentable) — mais dans une zone de réalisme économique cohérente avec le contexte concurrentiel.

Comment Terre Solaire constitue un dossier d’appel d’offres CRE pour vous

Répondre à un appel d’offres CRE ne se résume pas à proposer un bon prix : encore faut-il présenter un dossier parfaitement structuré, complet et conforme dans des délais stricts. C’est là que l’expertise Terre Solaire fait la différence.

Les documents exigés pour le dossier d'appel d'offre CRE

  • Une autorisation d’urbanisme obtenue (permis ou déclaration préalable) correspondant exactement au projet photovoltaïque (type d’ implantation, localisation et surface des panneaux notamment) : condition d’admissibilité.
  • Si le signataire de l’offre n’est pas le représentant légal, fournir le document (pouvoir, délégation) donnant pouvoir de signer au nom du candidat.
  • Un bilan carbone conforme aux exigences réglementaires (< 740 kg eqCO₂/kWc),
  • Une garantie financière de 10 000 €, à mobiliser dès le dépôt du dossier.
  • Le respect des nouvelles exigences de résilience de l’approvisionnement applicables aux composants photovoltaïques, notamment les modules, les cellules, les onduleurs…

L'accompagnement Terre Solaire dans la constitution du dossier d'appel d'offre

Terre Solaire accompagne ses clients à chaque étape de la candidature à l’appel d’offres CRE :

  • Structuration du dossier administratif et financier ;
  • Vérification de la cohérence entre l’autorisation d’urbanisme, les caractéristiques techniques du projet et le formulaire de candidature ;
  • Analyse du productible, du raccordement, du modèle de valorisation et des contraintes d’exploitation ;
  • Choix du tarif de référence à proposer, en fonction du projet, du niveau de concurrence attendu et des objectifs du porteur de projet ;
  • Coordination avec les acteurs techniques : bureaux d’études, agrégateur, fabricants, certificateurs et partenaires de raccordement ;
  • Dépôt de l’offre sur la plateforme de candidature en ligne de la CRE.

Lauréat d’un appel d’offres CRE photovoltaïque : vos obligations et délais

Mise en service : quels délais, quelles étapes ?

Une fois votre projet désigné lauréat, vous entrez dans la phase de réalisation. Le cahier des charges de l’AOS CRE 100-500 kWc prévoit un délai de 34 mois à compter de la date de désignation pour atteindre l’achèvement de l’installation.

L’achèvement correspond à la transmission de l’attestation de conformité au cocontractant. Cette attestation est établie par un organisme agréé, sur la base d’un référentiel de contrôle approuvé par le ministre chargé de l’énergie.

Concrètement, cela implique notamment de :

  • finaliser le financement du projet ;
  • réaliser les travaux ;
  • déposer et suivre la demande de raccordement ;
  • raccorder l’installation au réseau ;
  • obtenir l’attestation de conformité de l’installation ;
  • transmettre les pièces nécessaires à la mise en place du contrat de complément de rémunération.

Le contrat de complément de rémunération prend ensuite effet le premier jour du mois suivant la date la plus tardive entre la délivrance de l’attestation de conformité et la mise en service de l’installation.

Chez Terre Solaire, nous gérons cette phase entièrement pour vous : coordination du chantier, suivi du raccordement, échanges avec Enedis, transmission des pièces… Vous bénéficiez d’un accompagnement jusqu’à la mise en service complète.

Que se passe-t-il si l’installation n’est pas mise en service dans les délais ?

Deux conséquences majeures

1. Réduction de la durée du contrat CCR

C’est ce qu’on a déjà intégré :

  • La durée du contrat de Complément de Rémunération, normalement de 20 ans, est réduite d’autant que le retard entre la date limite et la mise en service réelle.
  • Le producteur ne percevra donc pas le Complément de Rémunération pendant cette période, il ne percevra que le prix de marché de l’électricité.

2. Perte de la garantie financière

Et c’est bien là que la double peine intervient :

  • Si le projet n’est jamais mis en service (par abandon, blocage technique ou juridique), ou s’il est mis en service hors délais sans justification valide, la garantie financière est appelée.
  • Pour l’appel d’offres simplifiés 2026, cette garantie est forfaitaire de 10 000 € par projet. Elle est constituée
    • soit par consignation du montant auprès de la Caisse des Dépôts (CDC),
    • soit via une garantie bancaire à première demande (GBAPD),

dans les deux cas, elle est mobilisée si le projet n’aboutit pas conformément au contrat.

 

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Installation photovoltaïque chez Dény Security dans la Somme (80)

FOIRE AUX QUESTIONS SUR LES FUTURS APPELS D'OFFRE CRE SIMPLIFIÉS

La CRE fixe-t-elle le tarif d’achat ?

Non. Contrairement aux dispositifs de guichet ouvert, la CRE ne fixe pas un tarif d’achat unique. Ce sont les producteurs qui proposent un prix de vente de leur électricité (en €/MWh). Les projets sont ensuite classés du prix le plus bas au plus élevé, jusqu’à épuisement du volume alloué.

Quel prix proposer pour maximiser mes chances sans prendre de risque ?

Il n’y a pas de prix “magique” : tout dépend de votre projet, du productible, de votre CAPEXdu montant de vos investissements, de vos coûts d’exploitation, et de votre zone géographique et de vos exigences à la fois de rentabilité et de probabilité de succès à l’appel d’offres. En 2024-2025, les prix moyens retenus des lauréats se situaient entre 97 et 102 €/MWh pour les installations sur bâtiments, ombrières et serres de plus de 500 kWc.

🔽 Proposer un prix trop bas (ex. : < 90 €/MWh) peut améliorer votre classement… mais met en péril la rentabilité si les coûts limitent le niveau de rentabilité du projet.
🔼 Proposer un prix trop élevé diminue les chances de succès

👉 L’objectif est de proposer un prix :
  • Suffisamment compétitif pour être retenu,
  • Mais assez réaliste pour absorber les investissements et les aléas possibles : hausses sur les coûts (ex. , les incertitudes de raccordement) ,ou les fluctuations de taux d’intérêt).
  • Qu'est ce que le contrat de complément de rémunération photovoltaïque (CR)?

    Le complément de rémunération est une prime versée par l’État aux producteurs d’électricité photovoltaïque sélectionnés par appel d’offres. Elle vient compléter les revenus issus de la vente de l’électricité sur le marché, si ceux-ci sont inférieurs au tarif de référence proposé dans votre dossier.

    Quelle est la différence entre un tarif d’achat et un complément de rémunération ?

    Le tarif d’achat (guichet ouvert) est un prix fixe, versé par EDF Obligation d’Achat pour chaque kWh injecté. Le complément de rémunération (CCR) est une prime variable, qui s’ajoute au prix du marché pour atteindre le tarif de référence qui est celui que le candidat propose à l’appel d’offres.

    Vous vendez votre électricité sur le marché via un agrégateur, et l’État compense la différence si besoin. Il peut arriver que sur certaines périodes le prix de marché soit supérieur au tarif de référence qu’a obtenu le producteur dans le cadre de l’appel d’offres. Dans ce cas, le producteur doit reverser une partie du prix qu’il a reçu de son agrégateur. C’est par ce mécanisme que les énergies renouvelables ont largement contribué à financer le bouclier tarifaire lors de la crise énergétique de 2022-2023.

    Peut-on redéposer un dossier à un appel d’offres CRE après un refus

    Oui, si votre dossier a été rejeté pour non-conformité administrative ou incomplétude (ex. : mauvaise attestation, formulaire erroné, erreur de fichier), vous pouvez le corriger et le redéposer à la période suivante, à condition de toujours répondre aux critères d’éligibilité.
    Si votre projet n’a pas été retenu car le prix était trop élevé, vous pouvez l’ajuster et recandidater ultérieurement.
    Attention un projet lauréat abandonné après avoir été sélectionné peut entraîner des conséquences (perte de garantie, interdiction de recandidater à court terme).

    Qu'est ce que la clause de compétitivité dans un appel d'offres CRE?

    À chaque période, la CRE fixe un plafond tarifaire au-delà duquel les projets sont automatiquement rejetés, même s’ils sont techniquement complets et conformes. C’est ce qu’on appelle la clause de compétitivité.
    ✅ Elle n’est pas publiée à l’avance, mais elle est calculée sur la base des tarifs précédents et de la stratégie de maîtrise des dépenses publiques.

    Est-il obligatoire d’avoir un permis de construire pour candidater à un appel d'offres CRE ?

    Oui. Le projet doit disposer d’une autorisation d’urbanisme obtenue, correspondant au périmètre réel du projet. Elle n’est plus jointe au dossier, mais sa date et sa conformité doivent être attestées.

    Qu'est ce le tarif d'achat bonifié?

    Le terme “tarif d’achat bonifié” est souvent utilisé à tort pour désigner les revenus stabilisés dans le cadre d’un appel d’offres CRE. En réalité : Dans un guichet ouvert, vous bénéficiez d’un tarif d’achat fixe (ex. EDF OA). Dans un appel d’offres CRE, vous vendez sur le marché, et l’État vous verse un complément de rémunération si vos revenus sont insuffisants.

    Quel est le tarif d’achat photovoltaïque pour une installation de 100 kWc, 200 kWc, 300 kWc ou jusqu’à 500 kWc ?

    Le tarif d'achat photovoltaïque pour les puissances entre 100 et 500 kWc est déterminé par l'Appel d'Offre Simplifié de la CRE. Le dernier tarif moyen était de 88,73€/MWh (1ère période, clôturée le 02/10/25). Attention : ce prix est le prix "agrégateur", pour calculer le prix que vous percevrez, il faut enlever la part de l'agrégateur (entre 3 et 8 €/MWh).

    Quel est le tarif d’achat photovoltaïque pour une installation de 500 m², 1 000 m² ou jusqu’à 2 500 m² de panneaux solaires ?

    Pour convertir la surface en puissance photovoltaïque, on considère qu’1 kWc représente environ 4,5 à 5 m². Ainsi : 500 m² ≈ 100 kWc 1 000 m² ≈ 200 à 220 kWc 2 500 m² ≈ 450 à 500 kWc Ces puissances relèvent de l’Appel d’Offres Simplifié (AOS) de la CRE. Le dernier tarif moyen retenu (période clôturée le 02/10/2025) est de 88,73 €/MWh (prix “agrégateur”). Le producteur perçoit un tarif diminué de la part de l’agrégateur, généralement 3 à 8 €/MWh.

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