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Panneau solaire en autoconsommation : fonctionnement, prix et aides en 2023

Produire et consommer votre propre électricité vous fait envie ? Comme des milliers de français impliqués dans la transition énergétique, on vous comprend. Car si l’on devait résumer en quelques mots l’autoconsommation photovoltaïque, ça serait sans doute : “plus d’économies, plus d’autonomie, et moins de nucléaire aussi” ! Seulement voilà, cela implique de faire installer des panneaux solaires sur votre toiture ou dans votre jardin. Et si cela semble une merveilleuse idée, vous préféreriez prendre une décision parfaitement éclairée avant de vous lancer ? Là aussi, on vous comprend. C’est pourquoi dans cet article, on vous dit tout sur les panneaux solaires en autoconsommation : 

  • Comment ça fonctionne ?
  • Combien de panneaux solaires faut-il en autoconsommation ?
  • Combien coûte une installation photovoltaïque en autoconsommation ?
  • Existe-t-il des aides pour faire installer des panneaux solaires en autoconsommation ?
  • Comment s’assurer de sa rentabilité en autoconsommation ?

Vous êtes prêt à devenir incollable sur l’autoconsommation ? On y va !

1. Qu’est-ce que l’autoconsommation ?

A. Définition de l’autoconsommation

L’autoconsommation, c’est le fait de consommer sur place et instantanément votre propre électricité pour subvenir à vos besoins énergétiques. Mais qu’en est-il de votre production d’électricité solaire pendant votre absence ? Et la nuit ?  Tout est optimisé ! Lorsque l’on équipe une maison d’une installation photovoltaïque dans l’optique d’autoconsommer avec vente de son surplus, on alimente grâce à deux sources d’énergies : votre propre énergie produite par les panneaux solaires et celle du réseau électrique auquel la maison reste raccordée. L’électricité que produisent les panneaux solaires est prioritaire. Mais lorsque vos besoins énergétiques sont plus importants que votre production solaire, le réseau prend le relais pour fournir l’appoint. Voici les 3 situations qu’il vous sera possible de rencontrer en autoconsommation :

SITUATION 1 : votre production solaire est plus importante que vos besoins énergétiques Autoconsommation + vente de votre surplus (ou stockage) Lorsque votre production solaire est plus importante que vos besoins électriques, cela crée un surplus d’électricité. Si vous possédez une batterie, sa recharge sera privilégiée jusqu’à ce qu’elle soit entièrement rechargée. Le reste de l’électricité qui ne serait pas consommé ou stocké est injecté sur le réseau. Cette injection est encadrée par un contrat de vente avec EDF Obligation d’Achat et génère des revenus supplémentaires (à un prix fixe pendant 20 ans). Le petit plus ? Votre production alimentera les maisons avoisinantes en énergie renouvelable ! Une bonne action pour la planète mais aussi pour vos économies !
SITUATION 2 : vos besoins énergétiques sont plus importants que votre production solaire Autoconsommation + fourniture par votre fournisseur habituel (ou par votre batterie) Vos panneaux solaires produisent de l’électricité solaire qui est consommée instantanément pour couvrir intégralement ou partiellement vos besoins électriques. L’électricité solaire est prioritaire, mais quand vos besoins énergétiques sont plus importants que votre production solaire, c’est votre fournisseur d’électricité qui prend le relais en fournissant l’appoint.
SITUATION 3 : votre production est inexistante Fourniture par votre fournisseur (ou par votre batterie) La nuit, vos panneaux solaires ne produisent pas d’électricité. Si vous possédez une batterie, elle est sollicitée. Sinon, c’est votre fournisseur d’énergie habituel qui assure l’alimentation en électricité. Bonne nouvelle cependant, votre facture d’énergie résiduelle sera compensée tout ou en partie grâce à la vente de votre surplus d’électricité en journée ! Malin, n’est-ce pas ?  

  Pour bien comprendre, observons une journée type en autoconsommation :Courbe autoconsommation journee type Terre Solaire

  • 7h : Il fait jour, vos panneaux solaires produisent et alimentent vos appareils électriques. Votre téléphone qui vous sert de réveil affiche une charge à 100%. Vous le débranchez pour pouvoir lire les actualités du jour tout en savourant un bon café bien chaud, comme la douche que vous prendrez après celui-ci. Avant de partir, vous programmerez votre lave-vaisselle afin qu’il se lance en fin de matinée, lorsque le soleil comme votre production seront à leur son zénith.
  • 13 h : vos panneaux photovoltaïques produisent toujours. Si vous êtes à l’extérieur, vous ne profitez pas directement de votre production. Votre lave-vaisselle, programmé en amont, vient d’achever son travail et de s’éteindre et seuls quelques appareils en veille consomment une très petite quantité d’énergie. Votre production est supérieur à vos besoins énergétiques, ainsi, vous vendez votre surplus d’électricité solaire.
  • 19h : La journée se termine mais votre appétit grandit, tout comme vos besoins énergétiques ! Vous préparez le dîner sur votre plan de travail éclairé tout en regardant de temps à autre votre téléviseur. Au fur et à mesure de votre digestion, le soleil se couche et vos panneaux photovoltaïques produisent de moins en moins. Votre fournisseur d’énergie vous alimente, ou bien votre batterie.

Nous l’avons vu auparavant, l’autoconsommation solaire privilégie la consommation instantanée et/ou stockée de votre production solaire lorsque c’est possible. Et quand ça ne l’est pas, la vente de surplus d’électricité permet de compenser financièrement les dépenses liées à l’alimentation du réseau par votre fournisseur d’énergie habituel !

B. Fonctionnement de l’autoconsommation

Étape n°1 : Vos panneaux solaires produisent de l’électricité en courant continu

Premièrement, il faut savoir qu’un panneau solaire produit de l’électricité grâce à la luminosité. Ce phénomène de production énergétique est rendu possible grâce à la stimulation de son composant clé : le silicium. Lorsque celui-ci rentre en contact avec une source lumineuse (comme les rayons du soleil), il produit de l’énergie en courant continu ! Seulement voilà, cette électricité n’est pas encore exploitable car elle ne correspond pas au type de courant utilisé couramment dans nos maison : le courant alternatif. 

Etape n°2 : Votre onduleur transforme cette électricité en courant alternatif

Pour pouvoir consommer l’énergie produite par vos panneaux solaire, on raccorde à ceux-ci un onduleur dont le rôle sera de transformer le courant continu des panneaux en un courant alternatif.  Il peut s’agit d’un onduleur standard, ou d’un micro-onduleur. Une fois convertie, votre énergie est prête à être autoconsommée instantanément. Et tout cela sans avoir besoin de modifier votre installation électrique actuelle ! 

Etape n°3 : Vous suivez votre autoconsommation en temps réel

En autoconsommation, vous savez toujours où vous en êtes grâce à :

  • Un compteur intelligent : qui permet de mesurer la consommation. En option, il permet d’ailleurs de mettre en route certains appareils lorsqu’il y a du surplus d’énergie.
  • Une application de monitoring : disponible en ligne ou sur smartphone, elle permet de suivre votre production et votre consommation en temps réel puis de conserver un historique de celles-ci.

2. Combien de panneaux solaires faire installer en autoconsommation ?

En moyenne, les foyers en autoconsommation solaire sont équipés d’environ 8 à 24 panneaux solaires. Si il y a autant de quantités de panneaux solaires différentes sur les toits, c’est aussi parce que toutes les installations ne remplissent pas les mêmes critères : surface disponible en toiture, puissance unitaire d’un panneau, besoins énergétiques du foyer sont autant de critères qui définissent finalement le “juste nombre” de panneaux à faire installer.  Voyons cela de plus près ensemble !

Paramètre n°1 : La surface disponible

Votre installation photovoltaïque peut être :

  • Surimposée à votre toiture : Vos panneaux seront fixés sur des rails de manière à ce que votre toiture actuelle soit conservée. C’est une installation efficace, rapide et économique. Si vous possédez un toit plat, vous avez aussi la possibilité de faire installer des panneaux solaires. Ceux-ci seront fixés sur des supports lestés et orientés, tout simplement !
  • Intégrée au bâti de votre toiture : Vos panneaux seront posés à la place des éléments de couverture existants (tuiles, ardoises…) en totalité ou partiellement. C’est une installation plus complexe et qui nécessite un temps de réalisation supérieur. Si vous construisez une maison neuve ou souhaitez rénover votre toiture, l’intégration au bâti vous fait économiser des mètres carrés de couvertures.
  • Disposée sur une structure adaptée : il existe plusieurs alternatives à la toiture à la fois pratique et esthétique comme l’abri solaire, la pergola solaire ou la station solaire (se posant au sol) qui vous permettront d’accéder à l’autoconsommation solaire sans même toucher à votre toiture. Pratique !

Paramètre n°2 : Vos besoins énergétiques

Ceux-ci découlent directement de vos habitudes de consommation, du nombre d’habitant de votre foyer, du type de chauffage exploité ainsi que de la qualité d’isolation de votre maison.  Pour connaître sa consommation électrique annuelle, il est nécessaire de se référer à sa facture d’électricité : la partie « consommation » de votre facture indique la quantité de kilowattheures (kWh) facturés pendant une période donnée, ou bien la quantité d’électricité consommée dans la maison.  ATTENTION : si votre consommation s’exprime en Killowattheures (kWh), la puissance de votre installation photovoltaïque quant à elle s’exprime en Killowatt-Crêtes. Ce ne sont pas les mêmes unités de mesure ! Ainsi, 1 000 kWh n’est pas égale à 1000 kWc !  Il faut savoir que si la puissance totale de votre installation solaire s’exprime en kilowatt-crète (kWc) c’est car elle indique la quantité maximale que votre installation photovoltaïque est capable de fournir dans des conditions de laboratoire. 1 kWc produira annuellement 900 à 1400 kWh / an selon la région et l’exposition, donc : 

  • Une installation photovoltaïque de 3 kWc produira annuellement entre 2700 kWh et 4200 kWh
  • Une installation photovoltaïque de 6 kWc produira annuellement entre 5400 kWh et 8400 kWh
  • Une installation photovoltaïque de 9 kWc produira annuellement entre 8100  kWh et 12600 kWh

Récapitulons ! 

  • “Produire un peu plus que ce dont j’ai besoin, c’est gagnant !”   En effet, la vente de votre surplus peut vous permettre de compenser les factures résiduelles qui seront par exemple plus importantes durant l’hiver. Si vous optez pour une batterie, rien ne vous empêchera alors de stocker votre surplus d’électricité pour faire encore plus d’économies tout en gagnant en autonomie.
  • “Mais si je ne peux pas installer autant de panneaux solaires, ce n’est pas si grave !”  Et non, car peu importe la puissance de votre installation, en optant pour l’énergie solaire vous faites déjà des économies.
  • Peut-on atteindre une autonomie énergétique totale ? J’aimerai vous dire que c’est possible, mais si la théorie est simple, la pratique reste utopique puisqu’il est nécessaire d’atteindre un équilibre instantané et permanent entre production et besoins énergétiques. Cela impose donc de revoir drastiquement vos habitudes de consommations électriques et de vous équiper parallèlement d’une batterie de stockage physique ou de stockage virtuel.

A noter : Se désolidariser du réseau général vous privera de la possibilité de la vente du surplus de votre production. Cette solution n’est conseillée que dans les zones isolées où le raccordement au réseau est compliqué voire impossible, sinon il sera plus prudent de laisser son installation raccordée au réseau. 

Paramètre n°3 : L’effet de seuil

En réalité, le juste nombre de panneaux solaires à faire installer dépend également :

  • du montant du tarif d’achat qui est relatif à la puissance de l’installation qui sera installée
  • du montant de la prime à l’autoconsommation qui est lui aussi relatif à la puissance de l’installation

4. Quelles aides pour les panneaux solaires en autoconsommation ?

Oui, il existe bien des aides proposées par l’État pour vous permettre d’acquérir une installation photovoltaïque. Parmi elles, on cite très souvent :

  • Le tarif d’achat qui est le prix réglementé auquel vous vendrez votre surplus de production
  • La “prime à l’autoconsommation” parfois aussi appelée “prime à l’investissement”

A –  La vente du surplus de production :

Vous réalisez déjà des économies sur votre facture d’électricité en autoconsommation gratuitement votre électricité. Mais lorsque vous produisez plus que vous n’en auriez besoin, l’électricité en trop est appelé “surplus de production”. C’est cette quantité d’électricité solaire que vous pouvez vendre. Cette possibilité résulte d’une aide de l’Etat nécessitant de mandater EDF Obligation d’Achat (EDF OA). Cela afin de vous garantir le rachat de votre surplus d’électricité à un tarif fixe garanti pendant 20 ans.   Les bénéfices en provenance de la vente d’électricité pourront par exemple servir à couvrir partiellement ou intégralement vos factures résiduelles d’électricité ! Et oui ! Quand on vous dit, que tout est optimisé, on ne vous ment pas.

Au 2e trimestre 2026 – du 1er avril 2026 au 1er juillet 2026 – Tarifs d’achat de la vente du surplus en autoconsommation : 

Puissance de l'installation photovoltaïque
Tarifs réglementés – 2e trimestre 2026
Prime à l'investissement

P ≤ 9 kWc

0,04 € / kWh

 

70 € / kWc

P ≤ 36 kWc

0,0473 € / kWh

 

140 € / kWc

P ≤ 100 kWc

0,0473 € / kWh

 

60 € / kWc

100 kWc ≤ P ≤ 500 kWc

Tarif soumis à
un appel d’offre simplifié
Lire notre article

Non éligible

P > 500 kWc

Tarif soumis à
un appel d’offre CRE
Lire notre article

Non éligible

À noter : 
Depuis mars 2025, une caution de 10 000 € est exigée pour tout projet photovoltaïque de plus de entre 100 et 500 kWc. Elle est de 30 €/kWc sur les AO CRE.

*Pour les puissances entre 100 et 500 kWc, le tarif sera indexé sur un coefficient, comportant sept indices, dont certains sont actuellement en forte hausse. Le coefficient définitif sera connu d’ici 6 mois.

B – La prime à l’autoconsommation

Retenez qu’il s’agit d’une aide officielle à laquelle toutes les installations en autoconsommation peuvent prétendre, selon certaines conditions fixées par l’arrêté du 9 Mai 2017 

  • Avoir une toiture (même plate) ou une structure de type pergola ou abri solaire
  • Choisir un installateur RGE (comme Terre Solaire !)
  • Opter pour l’autoconsommation avec vente du surplus

Quant à son fonctionnement, il tient en quelques lignes :

  • Son montant est arrêté le jour où la demande de raccordement complète est transmise au gestionnaire de réseau ( pas de panique, c’est Terre Solaire qui s’en occupe pour vous !)
  • Elle est calculée en fonction de la puissance de votre installation
  • Elle est versée par EDF Obligation d’Achat en même temps que le revenu issu de la vente de l’énergie que vous n’avez pas utilisée.
  • Les modalités de versement de cette prime ont récemment évolué (Arrêté tarifaire daté du 8 février 2023) :
    • Pour les demandes complètes de raccordement jusqu’au 31/10/2022, elle est versée pendant les 5 premières années du contrat d’achat :
      • Pour les installations ≤ 36 kWc, 1/5 est versé chaque année à partir de la date de prise d’effet du contrat,
      • pour les installations entre 36 et 100 kWc, 1/10 tous les six mois à partir de la date de prise d’effet du contrat.
    • Pour les demandes complètes de raccordement à partir du 01/11/2022 :
      • Pour les installations de moins de 9 kWc, 100% de la prime à la première facturation,
      • pour les installations de plus de 9 kWc, elle est versée sur 5 ans avec 80% de la prime la première année puis 4 versements annuels de 5%.

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