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Borne de recharge en entreprise : ombrière photovoltaïque et batterie

Installer des bornes de recharge sur le parking d’une entreprise implique de réfléchir à la puissance électrique disponible, aux coûts de recharge et aux éventuels travaux de raccordement. Le pilotage des bornes, les batteries de stockage et les ombrières photovoltaïques offrent des solutions complémentaires pour répondre à ces enjeux.

Dans cet article

  1. Quelle puissance prévoir pour des bornes de recharge en entreprise ?
  2. Faut-il augmenter la puissance souscrite pour installer des bornes de recharge ?
  3. L’installation de bornes de recharge nécessite-t-elle des travaux de raccordement ?
  4. Comment sont pilotées les bornes de recharge en entreprise ?
  5. Combien coûte la recharge de véhicules en entreprise ?
  6. Pourquoi associer des bornes de recharge à une batterie de stockage ?
  7. Des panneaux solaires peuvent-ils réduire la facture de recharge, et de combien ?
voitures raccordées à une borne de recharge sous une ombrière photovoltaïque avec une batterie dans le fond

Quelle puissance prévoir pour des bornes de recharge en entreprise ?

La puissance électrique nécessaire pour installer des bornes de recharge en entreprise dépend de trois paramètres :

  • Le nombre de véhicules à recharger simultanément : plus les bornes fonctionnent en même temps, plus la puissance électrique appelée est importante.
  • La durée de stationnement des véhicules : une recharge répartie sur une journée de travail nécessite moins de puissance qu’une recharge rapide sur une courte durée, à quantité d’énergie identique.
  • La puissance électrique disponible sur le site : c’est l’écart entre la puissance déjà appelée par votre bâtiment et la puissance souscrite auprès de votre fournisseur d’électricité.

Faut-il additionner la puissance de toutes les bornes de recharge lors du dimensionnement électrique ?

bornes de recharges sur un parking avec une ombrière photovoltaïque en arrière plan

Pour dimensionner une installation, le calcul suppose par défaut que toutes les bornes chargent en même temps à pleine puissance. Cette hypothèse peut être abaissée lorsqu’un système de contrôle de la charge est mis en place.


Prenons l’exemple d’une entreprise disposant d’un parking de 100 places, dont 20 sont équipées de bornes de recharge de 7,4 kW.

Si les 20 véhicules rechargent simultanément à pleine puissance, les bornes consomment 148 kW. Cette puissance s’ajoute aux besoins électriques du bâtiment : éclairage, chauffage, machines et autres équipements.

Toutefois, les salariés stationnent généralement plusieurs heures. Un véhicule qui doit récupérer 20 kWh pendant une journée de travail de huit heures n’a pas besoin de recharger à 7,4 kW en permanence. Une puissance moyenne de 2,5 kW suffit théoriquement, hors pertes de recharge.

Pour les 20 véhicules, cela représente une puissance moyenne de 50 kW, contre 148 kW si toutes les bornes fonctionnent simultanément à pleine puissance.

Quelle puissance électrique la réglementation impose-t-elle de prévoir pour un parking d'entreprise ?

Pour les bâtiments neufs concernés par les obligations de pré-équipement prévues par la loi LOM, la réglementation fixe une puissance électrique minimale à prévoir pour les futures bornes de recharge. Appelée PIRVE, cette puissance dépend du nombre total de places de stationnement et de leur usage, et non uniquement du nombre de bornes effectivement installées.

L’arrêté du 23 décembre 2020 définit les puissances minimales suivantes pour les parkings destinés aux salariés et aux véhicules professionnels, hors modulation complémentaire par pilotage :

Nombre de places
Véhicules professionnels ou des salariés
Clients, visiteurs et autres véhicules
10 à 20
15 kVA
22 kVA
21 à 40
22 kVA
33 kVA
41 à 50
30 kVA
44 kVA
51 à 100
30 kVA + 6 kVA par tranche de 10 places au-delà de 50
44 kVA + 8 kVA par tranche de 10 places au-delà de 50
101 à 200
60 kVA + 3,6 kVA par tranche de 10 places au-delà de 100
84 kVA + 5 kVA par tranche de 10 places au-delà de 100
Plus de 200
96 kVA + 0,2 kVA par place au-delà de 200
134 kVA + 0,28 kVA par place au-delà de 200

Exemple : pour notre parking de 100 places, la puissance minimale prévue par le texte est de 60 kVA, alors que les 20 bornes de 7,4 kW représentent 148 kW de puissance installée.

Attention : ces 60 kVA constituent une référence réglementaire de dimensionnement pour les bâtiments concernés. Ils ne garantissent pas que les 20 véhicules pourront recharger simultanément à pleine puissance, ni que cette valeur suffira aux besoins réels de l’entreprise.

Faut-il augmenter la puissance souscrite pour installer des bornes de recharge ?

Si la puissance appelée simultanément par le bâtiment et les bornes de recharge dépasse la puissance souscrite par l’entreprise, une augmentation de cette dernière doit être envisagée. Toutefois, un système de pilotage des bornes peut limiter leur puissance de recharge en fonction de celle disponible sur le site, et ainsi éviter d’augmenter la puissance souscrite.

Prenons l’exemple de notre entreprise équipée de 20 bornes de recharge de 7,4 kW, soit 148 kW installés. Avec une puissance souscrite de 200 kVA et une consommation du bâtiment atteignant 150 kVA, elle dispose d’une marge de 50 kVA. Grâce au pilotage des bornes, les recharges peuvent être réparties sur la journée pour rester dans cette limite, sans augmenter la puissance souscrite.

Que se passe-t-il en cas de dépassement ?

Les conséquences dépendent du contrat et du type de raccordement :

  • Jusqu’à 36 kVA (C5) : un dépassement de puissance peut entraîner une coupure par le compteur Linky.
  • Au-delà de 36 kVA en basse tension (C4) : les dépassements de puissance souscrite donnent lieu à une facturation supplémentaire, calculée notamment selon leur durée.

Enfin, augmenter la puissance souscrite ne nécessite pas toujours de travaux. Tant que la capacité du raccordement le permet, une modification du contrat peut suffire. Dans le cas contraire, un renforcement du raccordement électrique doit être étudié.

L’installation de bornes de recharge nécessite-t-elle des travaux de raccordement ?

L’installation de bornes de recharge en entreprise nécessite généralement des travaux électriques sur le site, mais pas systématiquement un renforcement du raccordement au réseau Enedis. Deux interventions sont à distinguer :

Sur l’installation électrique de l’entreprise : les bornes doivent être alimentées depuis le tableau électrique du site (TGBT) ou une installation dédiée, avec les câbles, circuits et protections adaptés. Ces travaux restent nécessaires même si le raccordement Enedis dispose déjà d’une puissance suffisante.

Sur le réseau électrique (Enedis) : des travaux peuvent être nécessaires si la puissance du raccordement existant est insuffisante pour répondre aux nouveaux besoins, ou si l’entreprise souhaite créer un point de livraison dédié aux bornes de recharge.

Le conseil Terre Solaire
Avant d’engager des travaux de renforcement du raccordement électrique, deux solutions méritent d’être étudiées :

  • Installer une batterie de stockage pour fournir un complément de puissance lors des pics de recharge et éventuellement éviter un renforcement du raccordement.
  • Anticiper un projet photovoltaïque pour étudier la possibilité de mutualiser certains travaux de raccordement et réduire leur coût.


Ces deux solutions peuvent également être combinées : une ombrière photovoltaïque produit une partie de l’électricité nécessaire aux véhicules, tandis que la batterie permet de mieux gérer les appels de puissance.

Comment sont pilotées les bornes de recharge en entreprise ?

Le pilotage des bornes de recharge permet de répartir la puissance électrique disponible entre les véhicules branchés, sans dépasser les limites de l’installation. Un système de gestion ajuste la puissance délivrée à chaque borne en fonction d’un budget de puissance partagé. Il existe deux principaux modes de pilotage :

  • Le pilotage statique : une puissance maximale fixe est attribuée à l’ensemble des bornes, quelle que soit la consommation électrique du bâtiment. Les véhicules se partagent cette puissance disponible.
  • Le pilotage dynamique : le système adapte en temps réel la puissance allouée aux bornes selon la consommation du bâtiment. Lorsqu’il est associé à un système de gestion de l’énergie (EMS), il peut également tenir compte de la production photovoltaïque et de la puissance disponible d’une batterie de stockage, afin d’optimiser les recharges et de limiter les appels de puissance au réseau.

Comment le système de pilotage connaît-il la puissance disponible pour alimenter les bornes de recharge ?

Le système de pilotage mesure la puissance électrique consommée par le bâtiment, à partir du compteur électrique ou d’un appareil de mesure installé dans le tableau général basse tension (TGBT). Il calcule ainsi la puissance restante disponible pour les bornes de recharge et adapte automatiquement leur fonctionnement.
Lorsqu’il est associé à une installation photovoltaïque et à une batterie de stockage, un système de gestion de l’énergie (EMS) peut également intégrer leur production et leur puissance disponible. Il transmet alors aux bornes des consignes de recharge qui tiennent compte de l’ensemble des besoins et des ressources énergétiques du site.

Quelles sont les limites du pilotage des bornes de recharge ?

Le pilotage permet de limiter la puissance électrique appelée par les bornes, mais peut allonger la durée de recharge des véhicules. Lorsque la puissance disponible devient insuffisante, le système ralentit les recharges ou suspend temporairement certaines sessions, selon les priorités définies.

En recharge AC, un véhicule nécessite généralement un courant minimal de 6 A, soit environ 1,4 kW en monophasé et 4,1 kW en triphasé. En dessous de ce seuil, la recharge doit être mise en pause plutôt que simplement ralentie.

Reprenons notre entreprise disposant de 20 bornes de 7,4 kW et d’une marge de puissance de 50 kVA. Si tous les salariés souhaitent recharger simultanément, le pilotage devra répartir cette puissance entre les véhicules. La durée nécessaire pour satisfaire leurs besoins dépendra alors de l’énergie à fournir et du temps de stationnement.

Pour conserver une puissance de recharge plus élevée sans augmenter la puissance appelée au réseau, une batterie de stockage peut apporter un complément de puissance. C’est notamment intéressant lorsque plusieurs véhicules doivent être rechargés sur une courte période.

Quand le pilotage des bornes de recharge ne suffit-il plus ?

Le pilotage des bornes de recharge trouve ses limites lorsque la puissance électrique disponible ne permet plus de satisfaire les besoins des véhicules pendant leur durée de stationnement. En répartissant la puissance entre les bornes, il peut ralentir les recharges ou suspendre temporairement certaines sessions.

Trois situations peuvent nécessiter une puissance supplémentaire :

  • Un nombre important de véhicules à recharger : lorsque les besoins cumulés des véhicules dépassent l’énergie que le site peut fournir pendant leur stationnement.
  • Des véhicules qui stationnent peu de temps : les véhicules des commerciaux, les véhicules d’intervention ou ceux des clients doivent parfois récupérer suffisamment d’autonomie en une ou deux heures. Ils nécessitent alors une puissance de recharge plus importante que les véhicules des salariés stationnés toute la journée.
  • Des bornes de recharge rapide : sur un parking ouvert au public, certaines bornes peuvent délivrer plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de kW. Le pilotage permet de maîtriser leur consommation, mais une limitation trop importante risque d’allonger fortement les temps de recharge.

Reprenons notre parking de 20 bornes de 7,4 kW. Avec une marge de puissance de 50 kVA et huit heures de stationnement, le pilotage peut théoriquement fournir jusqu’à 400 kWh aux véhicules, hors pertes de recharge. Cette marge devient insuffisante si les véhicules doivent récupérer davantage d’énergie ou repartir plus rapidement.

Une batterie de stockage peut alors fournir temporairement un complément de puissance aux bornes, sans augmenter d’autant la puissance appelée au réseau électrique. Cette solution peut notamment être intéressante lorsque les besoins de recharge sont importants mais concentrés sur certaines périodes de la journée.

Combien coûte la recharge de véhicules en entreprise ?

Le coût de recharge de 20 véhicules électriques en entreprise peut être estimé à 13 200 € HT par an, sur la base de 20 kWh par véhicule et par jour, 220 jours travaillés et un prix de l’électricité de 0,15 € HT/kWh. Ce montant correspond uniquement à l’électricité consommée : il peut s’ajouter des frais d’abonnement, des coûts de raccordement et des équipements de recharge.

Pour notre parking équipé de 20 bornes de 7,4 kW, le calcul est le suivant :

Poste
Hypothèse
Énergie par véhicule et par jour
20 kWh
Consommation quotidienne des 20 véhicules
400 kWh
Consommation annuelle (220 jours)
88 000 kWh
Prix de l'électricité
0,15 € HT/kWh
Coût annuel de l'électricité
13 200 € HT

À ce coût peuvent s’ajouter trois dépenses :

  • L’abonnement électrique : si l’entreprise doit augmenter sa puissance souscrite pour alimenter les bornes.
  • Les travaux électriques : installation des bornes, adaptation du tableau électrique et éventuel renforcement du raccordement.
  • L’exploitation des bornes : maintenance, supervision et éventuels frais de gestion.

Quel est le coût d'un dépassement de puissance souscrite sans pilotage?

Pour les entreprises raccordées en basse tension avec une puissance supérieure à 36 kVA, les dépassements sont facturés 12,79 € HT par heure depuis le 1er août 2026, sous réserve des règles de plafonnement applicables.

Dans notre exemple, si les 20 bornes de 7,4 kW fonctionnent simultanément à pleine puissance, elles peuvent entraîner un dépassement d’environ 98 kVA. Pour fournir 400 kWh par jour, les véhicules nécessitent environ 2 h 42 de recharge, soit près de 595 heures sur 220 jours travaillés. Sans pilotage, cela représenterait un coût théorique de 7 600 € HT par an de dépassements, avant éventuel plafonnement.

Un système de pilotage permet de limiter la puissance appelée par les bornes pour éviter ces dépassements, en contrepartie d’une recharge répartie sur une durée plus longue.

Pourquoi associer des bornes de recharge à une batterie de stockage ?

batterie de stockage solaire devant un bâtiment logistique équipé de panneaux solaires

Associer une batterie de stockage à des bornes de recharge permet de mieux maîtriser la puissance électrique appelée au réseau et de réduire les coûts de recharge des véhicules. Une batterie peut remplir trois fonctions complémentaires :

  • Limiter la puissance souscrite : en fournissant un complément de puissance lors des pics de recharge, la batterie peut éviter, dans certains cas, d’augmenter la puissance souscrite ou de renforcer le raccordement électrique.
  • Profiter des heures creuses : la batterie peut stocker de l’électricité achetée pendant les heures creuses pour alimenter les bornes pendant les heures pleines, lorsque l’électricité est plus chère.
  • Optimiser l’utilisation de l’énergie photovoltaïque : la batterie stocke l’électricité solaire lorsqu’elle est disponible pour la restituer au moment où les véhicules en ont besoin, même en l’absence de production solaire.

Une batterie peut-elle éviter les dépassements de puissance souscrite ?

Lorsqu’un grand nombre de véhicules rechargent simultanément, une batterie peut fournir la puissance supplémentaire nécessaire sans solliciter davantage le réseau. Cette fonction, appelée écrêtage des pointes ou peak shaving, peut permettre de conserver la puissance souscrite et d’éviter certains travaux de renforcement du raccordement.

Dans notre exemple de 20 bornes de 7,4 kW, un fonctionnement simultané à pleine puissance pourrait générer jusqu’à 7 600 € HT de dépassements par an sans pilotage.

Peut-on recharger une batterie en heures creuses pour alimenter les bornes en heures pleines ?

Une batterie peut être rechargée pendant les heures creuses, lorsque l’électricité est moins chère, puis restituer cette énergie aux bornes de recharge pendant les heures pleines. Ce fonctionnement, appelé arbitrage tarifaire, permet de déplacer une partie des achats d’électricité vers les périodes les plus avantageuses.

Imaginons que nos 20 salariés arrivent à 9 h et branchent simultanément leurs véhicules. Une batterie rechargée pendant la nuit peut fournir immédiatement un complément de puissance aux bornes, pendant que le réseau électrique continue d’alimenter le bâtiment.

À mesure que la journée avance, la production des ombrières photovoltaïques peut prendre le relais pour alimenter directement une partie des recharges, voire recharger la batterie si la production le permet.

Le gain financier dépend de l’écart de prix entre heures pleines et heures creuses, du rendement de la batterie et de son coût d’exploitation. Une étude économique permet de déterminer si les économies réalisées justifient l’investissement.

batterie de stockage solaire devant une ombrière photovoltaïque

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Des panneaux solaires peuvent-ils réduire la facture de recharge, et de combien ?

Vue de dessous d'une ombrière photovoltaïque

Les panneaux photovoltaïques permettent de réduire le coût de recharge des véhicules électriques en produisant une partie de l’électricité consommée directement sur le site. Pour une entreprise, le coût de production de cette électricité peut être inférieur à celui de l’électricité achetée au réseau. Les économies dépendent de la puissance installée, de la production solaire et de sa consommation par les véhicules ou le bâtiment.

Combien coûte l'électricité produite par les panneaux solaires ?

Le coût de production d’une centrale photovoltaïque se mesure notamment par son LCOE, qui rapporte les coûts du projet à l’énergie produite sur sa durée de vie.

À titre d’hypothèses illustratives, nous pouvons retenir :

Origine de l'électricité
Coût du kWh
Réseau électrique
15 c€ HT
Centrale photovoltaïque en toiture
5 c€
Ombrière photovoltaïque
8 c€

Dans ces conditions, chaque kWh photovoltaïque autoconsommé permet une économie estimée à 10 centimes pour une centrale en toiture, contre 7 centimes pour une ombrière.

Dimensionnement d’une ombrière photovoltaïque depuis la consommation des bornes de recharge

Prenons l’exemple de notre parking de 20 bornes de recharge, consommant 88 000 kWh d’électricité par an. Avec une ombrière photovoltaïque de 200 kWc et un système de gestion de l’énergie (EMS), nous faisons l’hypothèse que 80 % des besoins de recharge sont couverts par l’électricité solaire produite sur le site.

Cela représente 70 400 kWh d’électricité photovoltaïque consommés par les véhicules chaque année. Avec un coût de production de 8 c€/kWh contre 15 c€/kWh pour l’électricité achetée au réseau, le gain économique annuel serait d’environ 4 900 € HT sur la recharge des véhicules.

L’électricité photovoltaïque peut également alimenter le bâtiment. Une ombrière de 200 kWc produit environ 190 000 kWh par an. Après avoir couvert 80 % des besoins de recharge de nos 20 véhicules, soit 70 400 kWh, il reste 119 600 kWh de production solaire pouvant être valorisés.

Si le bâtiment en autoconsomme 80 %, notamment pour ses équipements, son chauffage ou sa climatisation, cela représente environ 95 700 kWh supplémentaires qui ne sont plus achetés au réseau.

Avec un prix de l’électricité de 15 c€/kWh et un coût de production photovoltaïque de 8 c€/kWh, le gain économique annuel de l’ensemble du projet atteindrait environ 9 700 € HT, après prise en compte du coût de production des 190 000 kWh solaires, et hors valorisation du surplus.

3 Ombrières sur un site logistique

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Une batterie permet-elle de réduire le coût de recharge grâce au photovoltaïque ?

Une batterie de stockage peut réduire le coût de recharge des véhicules électriques en augmentant la part d’électricité photovoltaïque consommée sur le site. Elle permet de stocker l’énergie solaire lorsqu’elle n’est pas immédiatement utilisée, pour la restituer aux bornes de recharge au moment où les véhicules en ont besoin.

L’intérêt économique dépend toutefois du coût de stockage de l’électricité, appelé LCOS (Levelized Cost of Storage). Ce coût s’ajoute à celui de la production photovoltaïque (LCOE), en tenant compte également des pertes d’énergie lors du stockage.

À titre d’exemple, avec un coût de production solaire de 8 c€/kWh pour une ombrière photovoltaïque et un coût de stockage de 4 c€/kWh, l’électricité solaire stockée puis restituée reviendrait approximativement à 12 c€/kWh, contre 15 c€/kWh pour l’électricité achetée au réseau, selon nos hypothèses.

La batterie peut donc générer des économies supplémentaires lorsque l’électricité solaire stockée remplace une électricité achetée plus cher. En revanche, si les véhicules peuvent consommer directement la production photovoltaïque, il est généralement plus intéressant de privilégier cette autoconsommation directe, qui évite les coûts et les pertes du stockage.

Comment optimiser le coût de recharge des véhicules électriques en entreprise ?

L’installation de bornes de recharge ne nécessite pas systématiquement d’augmenter la puissance souscrite ou de renforcer le raccordement électrique. Le pilotage permet d’exploiter la puissance disponible sur le site, tandis qu’une batterie peut apporter un complément de puissance, stocker l’électricité photovoltaïque ou profiter des tarifs en heures creuses.

Associées à une installation photovoltaïque, ces solutions permettent de réduire les achats d’électricité au réseau et de mieux maîtriser les coûts de recharge. Leur intérêt dépend toutefois des besoins des véhicules, des consommations du bâtiment et des caractéristiques du raccordement.

Chez Terre Solaire, notre bureau d’études dimensionne les installations photovoltaïques et les systèmes de stockage en fonction des besoins énergétiques de votre entreprise, notamment ceux liés à la recharge des véhicules électriques.

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